Pourquoi les étudiants renoncent aux soins de santé

Les étudiants français sont de plus en plus nombreux à renoncer à se faire soigner. Aujourd’hui, en 2015, 79,2% ont consulté un professionnel de santé contre 83,1% en 2013.

État des lieux

Ils négligent plus particulièrement les consultations chez le médecin traitant et chez le gynécologue.

De ce fait, ils ont, la plupart du temps, recours à l’automédication. De plus, il arrive qu’au lieu de se rendre dans une pharmacie, ils consomment des médicaments donnés par un proche.

Il apparaîtrait qu’une large majorité d’étudiants vit avec moins de 400 euros par mois. 19% d’entre eux n’ont pas les moyens d’avoir recours à une mutuelle et la prise en charge des soins par l’assurance maladie est devenue moins importante (moins d’un euro sur deux leur est remboursé).

Il semblerait que ceux qui vivent sous le toit familial soient davantage privilégiés (seulement 10% renoncent aux soins.) De plus, les mutuelles sont considérées par certains élus (députés, sénateurs) spécialisés en matière de santé comme trop chères, et surtout, difficilement joignables. Un étudiant déclare à propos des dysfonctionnements : « aucune démarche ne peut se faire par internet ou par téléphone… ».

Les conséquences

Comme pour tout individu, l’automédication peut s’avérer dangereuse ; elle est souvent accompagnée d’une alimentation « approximative » (un étudiant sur cinq ne fait pas plus de deux repas par jour avec des carences en fruits et légumes, ou grignote des petits en cas très sucrés tout au long de la journée).

Ces deux éléments conjugués au manque de sommeil et au stress entraînent une perte notable des capacités intellectuelles et physiques.

Comment améliorer les choses ?

Selon un rapport émanant du Sénat, les mutuelles étudiantes, ont « trop de frais pour pas assez d’efficacité ». Il serait souhaitable de les fusionner, peut-être même de les supprimer pour faire passer les étudiants sous le régime de la Sécurité Sociale.

Le système ainsi modifié deviendrait beaucoup plus compréhensible par les étudiants, plus efficace, et cette population serait mieux soignée. Enfin, une réelle économie de l’argent public serait ainsi réalisée.

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